AVIFAUNE

Comme dans tous les pays souffrant de l'éolien industriel, la France n'est pas épargnée par les atteintes graves de l'éolien industriel à l'avifaune.

Les différentes espèces sont toutes atteintes mais de façon diverse. D'abord les travaux d'installation dévastent une surface importante et détruisent des aires de nichage et de reproduction. Comme le signale l'étude du plan paysager de l'Aude la remise en végétation prévue autour des machines n'est pas respectée. Ensuite la production de sons basse fréquence font fuir beaucoup d'espèces et surtout les espèces sauvages à plusieurs centaines de mètres. La majorité des réserves cynégétiques désertent définitivement le site sur une aire importante.

- les migrateurs, en principe, essayent d'éviter de jour, sans brouillard, les centrales. Ceux qui passent au travers de barrières de machines placées perpendiculairement aux vents dominant ne peuvent le faire sans risque que si les machines sont suffisamment écartées les unes des autres ce qui est rarement le cas. De nuit ou par temps de brouillard les migrateurs n'évitent pas les centrales. Par vent contraire, les oiseaux volent très près du sol pour profiter du ralentissement du vent dû à a "rugosité" - et cela à tel point qu'ils heurtent les poids lourds dont un très petit nombre de chauffeurs ramènent des cadavres souvent bagués. Par vent contraire et sans visibilité, les barrières de machines sont de véritables hachoirs à oiseaux migrateurs. Les animaux se mourissant de cadavres, comme des renards, ont appris à patrouiller près des machines pour trouver leur pitance. Les promoteurs ont beau jeu de dire que lors de (rares) visites sur le site des centrales, ils ne trouve qu'un nombre infime de cadavres d'oiseaux.

- les rapaces ignorent les éoliennes et ce d'autant plus que les pales sont grandes et que la rotation est en conséquence moins rapide. Cela n'empèche pas le bout de pale d'atteindre plus de 300 km/h ce qui est fatal aux oiseaux. Plus les oiseaux sont de grande taille, plus ils sont décimés non seulement à cause d'une plus grande surface d'impact mais aussi d'une d'une inertie plus grande et d'une plus lente vitesse de réaction au dernier moment. Le dernier couple d'aigles de Bonelli du Roussillon a disparu en 2002 et cela très probablement à cause de l'éolien industriel.

- les chiroptères (chauves-souris) sont des victimes impuissantes malgré leur système d'écholocation. Même sans être touchées directement par la pale, la variation de pression au voisinage du passage de la pale suffit à les blesser très gravement ou à les tuer.

La LPO (ligue de protection des oiseaux) a une équipe dirigeante composée d'antinucléaires militants et qui pour cette raison sont des fanatiques de l'éolien industriel qui, croient-ils, les sauvera du nucléaire (voir le LOBBY EOLIEN sur ce site). C'est pourquoi on ne trouve pratiquement pas d'étude française sur l'impact avifaune de l'éolien industriel et la plupart des textes ci-après sont d'origine étrangère.

Retour